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	<title>Neuf Jours &#038; Neuf Nuits</title>
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		<title>Frigg</title>
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		<pubDate>Mon, 28 Jun 2010 14:02:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Freya</dc:creator>
				<category><![CDATA[Mythologie germanique]]></category>
		<category><![CDATA[Frigg]]></category>
		<category><![CDATA[Frigga]]></category>

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		<description><![CDATA[Frigg (Frigga, Frija, Frea, Frig)
Traduit de Asynjur, Sheena McGrath

Frigg est la reine des déesses et l’épouse d’Odin. Ceci est logique, puisque son nom signifie « la très aimée » et qu’Odin est surnommé « celui qui habite dans les seins de Frigg ». Il arrive souvent que les gens croient que Frigg est la terre [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: left;"><strong>Frigg</strong> (Frigga, Frija, Frea, Frig)<br />
Traduit de <em>Asynjur</em>, Sheena McGrath</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-873   aligncenter" title="royaumemythologies-vip-blog-com-218621frigg" src="http://deesse.feminin-sacre.org/wp-content/uploads/2010/06/royaumemythologies-vip-blog-com-218621frigg.jpg" alt="" width="283" height="397" /></p>
<p>Frigg est la reine des déesses et l’épouse d’Odin. Ceci est logique, puisque son nom signifie « la très aimée » et qu’Odin est surnommé « celui qui habite dans les seins de Frigg ». Il arrive souvent que les gens croient que Frigg est la terre au ciel d’Odin, c’est une erreur, elle est toute aussi céleste que son époux. Elle est une des déités célestes, les Ases, et rien de ses caractéristiques ne suggère qu’elle possède un certain pouvoir sur la fertilité de la terre. Son père était Fjorgyn, un dieu plutôt mystérieux. Les Eddas ne mentionnent pas sa mère. Aux côtés d’Odin sur le haut trône, ils observent tout ce qui se passe dans les mondes.</p>
<p>Elle habite dans son propre palais, Fensalir (« Palais de la mer »), en compagnie de ses suivantes Eir, Saga, Gna et Fulla. Dans son palais, elle tisse, ce qui référence aux activités économiques des femmes. Les femmes à l’époque pré-moderne possédaient souvent leur propre petite entreprise et gardaient pour elles les profits. Le tissage fait également partie de ses fonctions en tant que déesse céleste, puisqu’elle tisse les nuages. Les Suédois ont nommé une constellation d’après son fuseau, « Fuseau de Frigg », autour duquel croient-ils que les étoiles tournent et que l’univers est tissé. Comme Freyja, elle possède une cape faite de plumes de faucon, même si on ne connaît aucun mythe dans lequel elle l’utilise.</p>
<p>Nous avons de nombreuses preuves attestant que Frigg est une déesse ancienne et que son culte est aussi ancien que ceux d’Odin et Thor. Malgré cela, peu de lieux de culte ont été retrouvés. Nous en avons retrouvés quelques uns en Suède, comme Frigg-jarakr (« Champs de maïs de Frigg »). Branston prétend en avoir trouvés en Angleterre : Freefolk, Froyle, Frobury et Fryup. Son importance est surtout attestée par le nombre de ses suivantes, qui sont parfois vues comme d’autres formes d’elle-même. Les Allemands devaient la tenir en très haute estime, puisqu’ils ont nommé le jour de vendredi en son honneur.</p>
<p><strong>Frigg et l’accouchement</strong></p>
<p>Frigg était la protectrice des femmes mariées, ce n’est donc pas étonnant qu’elle était aussi invoquée pour bénir les femmes durant l’accouchement. Dans la « Plainte d’Oddrun », Borgny qui vient d’accoucher de peine et misère, remercie Oddrun qui l’a assistée :</p>
<p><em>Que les bons esprits te protègent,</em><br />
<em>Que Frigg et Freyja et les bons dieux aussi veillent sur toi,</em><br />
<em>Toi qui m’as délivrée du mal.</em></p>
<p>Hollander prétend que l’invocation de Freyja est ici une erreur, puisque selon lui, seule Frigg devrait être appelée en de telles circonstances. Toutefois, comme les deux déesses étaient protectrices des femmes, il ne fait aucun doute qu’elles étaient les deux invoquées pour aider les femmes dans n’importe quelle situation.</p>
<p><strong>Frigg et le don de prophétie</strong></p>
<p>Dans la Lokasenna, lorsque Loki s’en prend à Frigg, Freyja la défend :</p>
<p><em>Tu es fou Loki, de nous rappeler tous les torts que tu as causés,</em><br />
<em>Frigg connaît le destin de tous, bien que jamais elle n’en souffle mot!</em></p>
<p>Dans le prologue de son Edda en prose, Snorri Sturluson nous apprend que Frigg possède le don de prophétie, en plus du don de voyance que lui profère le haut trône, lorsqu’elle prend place dessus. Pour les Allemands, le don de prophétie que possède Frigg était du domaine des femmes. Dans le <em>Vafthrudismáal</em>, Odin demande à son épouse son avis sur un voyage qu’il doit entreprendre bientôt au pays des Géants, ce qui laisse croire que son don était respecté des Ases.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://deesse.feminin-sacre.org/wp-content/uploads/2010/06/imagen.jpg"><img class="size-full wp-image-874 aligncenter" title="imagen" src="http://deesse.feminin-sacre.org/wp-content/uploads/2010/06/imagen.jpg" alt="" width="490" height="328" /></a></p>
<p>Pourtant, ce don apporte également son lot de malheur, quand Frigg prophétise la mort de son propre fils Baldr. Elle tente tout de même de le sauver, en soutirant à toute chose vivante la promesse de ne jamais faire de mal à son fils adoré. Encore une fois, Loki lui met des bâtons dans les roues en prenant l’apparence d’une vieille, à qui Frigg révèle en toute confiance qu’elle ne s’est pas donné la peine de quérir la promesse du houx, le trouvant si inoffensif. Loki fabrique un pic de bois d’houx sur le champ et l’offre à Hod, le frère aveugle de Baldr. L’invulnérabilité de Baldr a donné aux dieux le goût de s’amuser à tenter de le tuer, émerveillés de voir les armes rebondir lorsqu’ils le frappent. Évidemment, le houx tue Baldr et il doit se rendre au royaume de Hel, attendant le Ragnarok. C’est cette mort est la première des lamentations de Frigg, la seconde étant la mort d’Odin lors du destin fatal des dieux.</p>
<p><strong>Épouse et mère</strong></p>
<p>Le pouvoir de Frigg réside dans le lien créé par le mariage et la famille. À notre époque, une femme demeurant à la maison n’est pas considérée comme exaltée, mais fût une époque où ces femmes étaient les gardiennes de la paix d’une famille ainsi que celle qui s’occupait des finances. Les plus prospères devaient superviser les activités des servantes en plus de contribuer au bien-être de la famille. En guise de preuve de son statut, Frigg transporte sur sa ceinture une multitude de clés. Les femmes les portaient comme symbole d’autorité, puisque les femmes de foyer s’occupaient surtout de l’entreprise familiale.</p>
<p>En Suède, jeudi était sa journée et on préparait la maison pour sa venue et celle de Thor. En ce jour, il était interdit de tisser ou d’utiliser un fuseau, puisque c’était Frigg qui tissait. Parfois, on apercevait, assis à sa quenouille, une vieille femme et un vieil homme, c’était Thor, sous une forme plus vieille, et Frigg.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://deesse.feminin-sacre.org/wp-content/uploads/2010/06/frigga10.jpg"><img class="size-full wp-image-875 aligncenter" title="frigga10" src="http://deesse.feminin-sacre.org/wp-content/uploads/2010/06/frigga10.jpg" alt="" width="483" height="588" /></a></p>
<p>Frigg possède plusieurs points en commun avec de nombreuses déesses indo-européennes, elles aussi épouses et mères. La grecque Héra et la romaine Junon occupaient des places similaires, puisqu’elles étaient toutes deux la Première Dame. Les trois étaient invoquées pour accorder la fertilité aux femmes et étaient vénérées par les femmes. Junon, tout comme Frigg, était également une déesse indépendante, avec ses propres pouvoirs et son culte. Héra était un peu moins puissante. Tandis que Frigg possédait le don de prophétie, Héra avait le pouvoir de l’octroyer à qui désirait-elle, comme elle le fit avec le cheval Xanthe. Toutes deux conseillaient leur époux. Il est intéressant de noter que la différence majeure entre Héra et Frigg, est que cette dernière acceptait avec plus de calme les infidélités de son époux. Il est possible que l’Asyne était plus confiante en sa position que la jalouse Olympienne, ou peut-être que cela symbolisait les unions plus égales des gens du nord.</p>
<p><strong>Un autre aspect de Frigg</strong></p>
<p>Malgré son image de bonne petite femme de maisonnée, des mythes plutôt étranges existent à son propos. Saxo Grammaticus raconte qu’elle exigea qu’on fasse fondre une statuette d’or afin de lui en confectionner un collier. Malheureusement pour elle, cette statuette était à l’effigie d’Odin et il l’avait enchantée afin de s’assurer que nul ne puisse la vandaliser. Frigg coucha avec un de ses serviteurs et lui demanda en échange de fondre ladite statuette, s’assurant ainsi qu’elle ne serait pas dénoncée. Lorsqu’il découvrit le stratège, Odin fût si dégoûté qu’il la quitta. Il demanda à Odin de prendre sa place sur le trône et ne revint que lorsque Frigg fût décédée.</p>
<p>C’était peut-être à cette histoire que faisait référence Loki quand il dit :</p>
<p><em>Tais-toi Frigg, fille de Fjorgyn,</em><br />
<em>Tu as toujours été insatisfaite en amour,</em><br />
<em>Puisque malgré le fait que tu sois l’épouse de Vithrir [Odin],</em><br />
<em>Tu t’es donnée à Vili et Vé.</em></p>
<p>Vili et Vé sont les frères d’Odin, ou ses hypostases; Loki accuse donc injustement Frigg d’adultère.</p>
<p><strong>Frigg et ses suivantes</strong></p>
<p>Les suivantes de Frigg (Eir, Saga, Fulla, Lofn et Gna) sont souvent considérées comme ses hypostases. Si c’est bien le cas, Frigg devait être une déesse de grande importance, pour mériter autant de suivantes. Ces dernières accomplissent des tâches à la demande de Frigg. Malgré tout, les suivantes de Frigg devraient être considérées comme des déesses à part entière.</p>
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		<title>Les runes astrologiques</title>
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		<pubDate>Thu, 24 Jun 2010 17:31:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Freya</dc:creator>
				<category><![CDATA[Runes]]></category>

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		<description><![CDATA[Les douze Halles célestes
Tiré de Runes, de Nigel Pennick
Autrefois, les maîtres des runes ne faisaient pas appel au zodiaque gréco-romain. Ils vivaient au rythme des douze Halles célestes du panthéon nordique, lieux mythiques décrits dans un texte ancien norrois, le Grimnismál. Selon ce récit, Odin fût capturé par le roi Geirrod qui, pour le torturer, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Les douze Halles célestes</strong><br />
Tiré de <em>Runes</em>, de Nigel Pennick</p>
<p>Autrefois, les maîtres des runes ne faisaient pas appel au zodiaque gréco-romain. Ils vivaient au rythme des douze Halles célestes du panthéon nordique, lieux mythiques décrits dans un texte ancien norrois, le Grimnismál. Selon ce récit, Odin fût capturé par le roi Geirrod qui, pour le torturer, le suspendit entre deux feux. Voyant cela, un enfant du nom d’Agnar fit boire à Odin une boisson qui lui donna la force de résister au supplice. Pour remercie le jeune garçon, Odin lui décrivit Asgard, la demeure céleste des dieux et ses douze palais magiques.</p>
<p>Dans son livre Leaves of Yggdrasil, Freya Aswynn fait le rapprochement entre ces lieux mythiques et les signes du zodiaque gréco-romain traditionnel. Chacun des palais constitue la demeure d’un dieu ou d’une déesse nordique et symbolise une ou plusieurs des caractéristiques de la divinité. Chacun correspond également à une période de l’année comparable à celle du signe du zodiaque associé et possède une rune qui lui est attribuée pour la majeure partie de la période correspondante.</p>
<p>Himinbjorg (les « Falaises du ciel »), le royaume du dieu gardien Heimdall, correspond dans le zodiaque au signe du <strong>Cancer</strong> (21 juin-20 juillet) et aux runes Dagaz, Fehu et Uruz, Fehu étant la principale (29 juin-14 juillet). Les runes du bétail, Fehu et Uruz, rappellent Gjallarhorn, la trompe géante d’Heimdall.</p>
<p>Vient ensuite l’équivalent du <strong>Lion</strong>, Breidablikk « Large éclat » [21 juillet-21 août]), la Halle du dieu solaire Baldr, un lien entièrement préservé du mal. Les runes associées sont Uruz, Thurisaz (29 juillet-13 août) et Ansuz.</p>
<p>Breidablikk est sui suivi par Sokkvabekk (22 août-22 septembre), l’équivalent du signe zodiacal de la <strong>Vierge</strong>. Il s’agit du royaume de Sága, la déesse du temps et des événements passés. Ses runes associées sont Ansuz, Raidho (29 août-13 septembre) et Kenaz.</p>
<p>Glitnir correspond au signe de la <strong>Balance</strong> (23 septembre-22 octobre). C’est un royaume d’or et d’argent, la « Halle de splendeur » de Forseti, le dieu de la justice, l’arbitre des querelles. Ses runes associées sont Kenaz, Gebo (28 septembre-13 octobre) et Wunjo.</p>
<p>L’équivalent du signe du <strong>Scorpion</strong> (23 octobre-22 novembre) est représenté par le « Monde de la joie », Gladsheim, où trônaient les dieux et déesses ases, Le trône principal, Valaskjálf, était celui d’Odin. Ses runes associées sont Wunjo, Hagalaz (28 octobre-13 novembre) et Naudhiz.</p>
<p>La Halle suivante est celle d’Ydalir – le « Val des ifs ». Elle correspond au signe zodiacal du <strong>Sagittaire</strong> (23 novembre-20 décembre). Sa rune principale est Isa (28 novembre-13 décembre) et les deux autres runes associées sont Naudhiz et Jera. Ydalir est le foyer d’Ullr, le dieu du tir à l’arc et du ski. L’arc et le ski sont fabriqués traditionnellement à partir de bois d’if.</p>
<p>Landvidi, le « Pays blanc », est le foyer du dieu silencieux, Vidar. Il correspond au signe du <strong>Capricorne</strong> (21 décembre-19 janver). Les runes qui lui sont associées sont Jera, Eihwaz (28 décembre-13 janvier) et Perdhro.</p>
<p>Le « Hall d’Argent », Valaheim, correspond au signe du <strong>Verseau</strong> (20 janvier-18 février), le mois de Lios-Beri (« Porte-lumière ») selon l’ancien calendrier nordique. C’est le temps du dieu Vali, le saint Valentin des chrétiens. Selon le mythe de Ragnarök, Vali, le seul dieu qui survécut à la destruction du monde, fut à l’origine de la nouvelle ère. Les runes qui lui sont associées sont Perdhro, Elhaz (28 janvier-12 février) et Sowulo.</p>
<p>On trouve ensuite Noatun, le « Port céleste », Halle du dieu de la mer Njord. Ce signe correspond à celui des <strong>Poissons</strong> (19 février-20 mars). Ses runes associées sont Sowulo, Teiwaz (27 février-14 mars) et Berkana.</p>
<p>Le royaume suivant est celui de Thor, Bilskirnir (« Foudre »), l’équivalent du signe du <strong>Bélier</strong> (21 mars-20 avril). Ses runes associées sont Berkana, Ehwaz (30 mars-14 avril) et Mannaz.</p>
<p>Thrymheim (« Lieu bruyant »), la Halle du géant Thiazzi et de sa fille, Skadi, correspond au signe du <strong>Taureau</strong> (21 avril-20 mai). Ses runes associées sont Mannaz, Laguz (29 avril-14 mai) et Inguz.</p>
<p>Enfin, la roue des runes du zodiaque s’achève avec la Halle de Freyja, Sessrumnir, sitée dans Flkvanger, le royaume des morts divisé en neuf demeures. Il correspond au signe des <strong>Gémeaux</strong> (21 mai-20 juin). Ses runes associées sont Inguz, Othala (29 mai-14 juin) et Dagaz.</p>
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		<title>Utiseta, « mound-sitting » (méditation sur tertre) et aller sous la cape</title>
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		<pubDate>Mon, 04 Aug 2008 19:44:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Freya</dc:creator>
				<category><![CDATA[Seiðr]]></category>

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		<description><![CDATA[Par Lydia Helasdottir
Traduction et adaptation par Freya Kä
Utiseta, qui se traduit littéralement par :  « être assis dehors », est parfois employé comme un synonyme de « voyage chamanique » ou « faring forth » (aller au loin). Ces trois termes font référence à la pratique de la projection astrale, qui survient lorsqu’une partie [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Par Lydia Helasdottir<br />
<em>Traduction et adaptation par Freya Kä</em></p>
<p style="padding-left: 30px;">Utiseta, qui se traduit littéralement par :  « être assis dehors », est parfois employé comme un synonyme de « voyage chamanique » ou « faring forth » (aller au loin). Ces trois termes font référence à la pratique de la projection astrale, qui survient lorsqu’une partie spécifique de notre âme quitte notre corps pour voyager vers d’autres mondes (ou vers d’autres endroits de ce monde-ci) tout en demeurant connectée avec notre corps physique.</p>
<p><strong>1. La respiration</strong></p>
<p>La façon la plus simple de commencer une séance d’utiseta est par la respiration en quatre temps : vous inspirez en comptant jusqu’à quatre, vous retenez votre respiration en comptant jusqu’à quatre, vous expirez en comptant jusqu’à quatre puis vous comptez jusqu’à quatre avant d’inspirer à nouveau et de recommencer. Cette technique instaure une automatisation du rythme respiratoire au corps et permet à ce dernier de ne pas paniquer lorsque votre conscience le quitte.</p>
<p>Installez-vous donc confortablement et exercez-vous à cette technique pendant un moment. Si vous souhaitez voyager dans les Mondes d’en Haut, il est préférable de ne pas vous étendre sur le sol mais de plutôt vous asseoir le droit bien droit et appuyé. Mais si vous ne désirez que sortir et rentrer, je peux faire cela peu importe la façon dont je me tiens, que ce soit roulée en petite boule, étendue sur le sol ou encore le dos appuyé à un arbre et même dans le train.</p>
<p>Le truc avec la respiration entre quatre temps, est de vous étendre au moment où vous expirez. Laissez sortir votre air pendant quatre temps puis laissez-vous glisser hors de votre corps pendant les quatre prochains temps, avant d’inspirer à nouveau. J’ai fait cela si souvent et pendant de si longs moments, qu’aujourd’hui, lorsque je le fais, je perds toute sensation physique de mon corps, mon corps n’existe tout simplement plus. C’est une technique fort simple que j’ai apprise il y a de nombreuses années et elle fonctionne toujours aussi bien pour moi.</p>
<p>Les premières fois que j’ai tenté cette technique, j’ai cru que je n’y arriverais jamais! Il suffit d’utiliser notre imagination et se dire « et si j’étais capable, à quoi cela ressemblerait-il? » Éventuellement, vous commencerez à ressentir une sensation particulière et vous saurez que cela est réellement possible.<br />
<strong></strong></p>
<p><strong>2. Se connecter à son environnement</strong></p>
<p>Nous aimons pratiquer l’utiseta toute une nuit durant et non pas seulement pour quelques heures. À certains moments, vous vous demanderez : « Mais qu’est-ce que je fiche ici? Ceci est vraiment ridicule ». Ce sont des questionnements qui semblent nécessaire.</p>
<p>L’utiseta commence par ce simple exercice : connectez-vous à vous-même puis à votre environnement. Portez votre attention sur les arbres, les pierres, les racines sur lesquelles vous êtes assis, le vent dans les arbres, les odeurs, etc. Commencez par voir une chose, entendre une chose, sentir une chose et goûter une chose. Puis deux, puis trois, puis quatre, et enfin cinq. Sentir cinq choses différentes peut s’avérer difficile, surtout si vous ne bougez pas, mais cela est un bon exercice pour se connecter sur ce qui nous entourage.</p>
<p><strong>3. Se replier sur soi-même</strong></p>
<p>Puis, lorsque vous avez connecté avec votre environnement, portez votre attention vers vous-même, à l’intérieur. Si vous possédez un morceau de linge muni d’un capuchon, portez-le et c’est à ce moment que vous rabaissez le capuchon sur votre tête . Tournez votre attention complètement sur vous-mêmes, afin de ne plus remarquer quoique ce soit qui vienne de l’extérieur. Essayez de trouver le centre, le noyau de votre être, tout en bas. Tournez-vous vers vous-mêmes, jusqu’à ce qu’il n’existe plus que vous. Cela peut vous prendre 10 ou 15 ou même 30 minutes avant d’atteindre votre centre. Lorsque vous vous trouvez en votre centre, demeurez-y pendant environ une heure.</p>
<p>Puis, vous remontez hors de vous-même, hors de votre centre, et vous étendez votre attention au-delà des limites physiques de votre corps, afin de vous reconnecter à tout ce qui entoure (les arbres, les pierres, les racines sur lesquelles vous êtes assis, le vent dans les arbres, les odeurs, etc.). Mais cette fois-ci, vous sentez que tout ceci n’est plus extérieur à vous, vous ne faites plus qu’un avec votre environnement.</p>
<p>Et à ce moment là, la communication avec les wights (esprits) et les morts est beaucoup plus facile.</p>
<p>Et vous faites cinq ou six cycles comme celui-là pendant la nuit. L’utiseta est une technique très puissante.</p>
<p><strong>4. Communication avec les esprits</strong></p>
<p>Il vous faut une bonne raison pour parler aux wights. Vouloir le faire parce que cela semble « super », ce n’est pas suffisant. Les wights vous demanderont ce que vous avez à leur offrir et vous n’aurez rien. Posez-vous la question : « pourquoi faites-vous cela? » Vouloir le faire juste pour voir ce qu’il arrivera n’est pas une bonne réponse.</p>
<p>Exemple de bonnes raisons :</p>
<p style="padding-left: 30px;"><img style="width: 14px; height: 14px;" src="http://neufjours-neufnuits.racinespaiennes.org/wp-content/themes/beast-blog-v20/images/li.gif" border="0" alt="" width="14" height="14" /> j’ai une question à laquelle je n’arrive pas à trouver une réponse et je désire demander l’aide de mes ancêtres ou de wights</p>
<p style="padding-left: 30px;"><img style="width: 14px; height: 14px;" src="http://neufjours-neufnuits.racinespaiennes.org/wp-content/themes/beast-blog-v20/images/li.gif" border="0" alt="" width="14" height="14" /> il y a une partie de moi-même que je connais pas encore et j’aimerais être éclairé</p>
<p style="padding-left: 30px;"><img style="width: 14px; height: 14px;" src="http://neufjours-neufnuits.racinespaiennes.org/wp-content/themes/beast-blog-v20/images/li.gif" border="0" alt="" width="14" height="14" /> quelqu’un est venu me voir avec un problème et je n’arrive pas à trouver une solution</p>
<p style="padding-left: 30px;"><img style="width: 14px; height: 14px;" src="http://neufjours-neufnuits.racinespaiennes.org/wp-content/themes/beast-blog-v20/images/li.gif" border="0" alt="" width="14" height="14" /> la terre est malade et je désire savoir comment je peux l’aider</p>
<p><strong>5. Différentes façons de communiquer</strong></p>
<p><em>Aller sous la cape :</em> on s’emmitoufle complètement sous une cape et on médite sur une seule question, jusqu’à ce que l’on trouve la réponse.</p>
<p><em>Mound-sitting :</em> si vous faites cela sur un tertre ou sur une colline aux fées, vous pourrez plus facilement leur parler. Si vous ne connaissez pas de tertre, les tombes de vos ancêtres sont tout aussi efficaces. J’habite en Europe et les tertres et collines aux fées pullulent. Mais c’est différent en Amérique.</p>
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		<title>Freyja</title>
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		<pubDate>Sat, 15 Mar 2008 18:18:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Freya</dc:creator>
				<category><![CDATA[Mythologie germanique]]></category>

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		<description><![CDATA[Freyja est la déesse nordique la plus connue et au culte et aspects les plus variés : elle est déesse de l&#8217;amour, de la fertilité, de la guerre et de la sexualité. Son culte était (et est toujours dans le renouveau païen) très répandu et populaire. C&#8217;était une déesse bonne et généreuse, qu&#8217;on invoquait pour [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Freyja est la déesse nordique la plus connue et au culte et aspects les plus variés : elle est déesse de l&#8217;amour, de la fertilité, de la guerre et de la sexualité. Son culte était (et est toujours dans le renouveau païen) très répandu et populaire. C&#8217;était une déesse bonne et généreuse, qu&#8217;on invoquait pour mille et unes raisons.</p>
<p>Son nom signifie dame ou femme, ce qui laisse présumer qu&#8217;elle aurait eu un autre nom avant de se voir attribuer l&#8217;appellation de Freyja. Certains supposent qu&#8217;elle se serait d&#8217;abord appelée Ingva ou Ingagerd.</p>
<p style="text-align: center"><img src="http://neufjours-neufnuits.racinespaiennes.org/wp-content/uploads/2008/03/freyja01.gif" /></p>
<p align="center"><small><em>Par J. Penrose, 1890</em></small></p>
<p>Issue de la famille des Vanir (souvent orthographié « Vannes » en français), elle est la fille de Njord, dieu de la mer, et la sœur jumelle de Freyr. Il est commun de dire que sa mère est la déesse Nerthus, bien que cela ne soit jamais explicitement cité dans les sources anciennes. Il existe chez les Vanir la coutume de procréer entre frères et sœurs et c’est une mention à cette coutume qui laisse présumer que Njord aurait eu de sa propre sœur, Nerthus, les jumeaux Freyr et Freyja. Il arrive également parfois que l’on dise que sa mère est Skadi, seconde épouse de Njord, mais cela n’est probablement pas le cas, puisque Freyr et Freyja étaient déjà nés lorsque Njord épouse Skadi.</p>
<p>Connue pour être d&#8217;une grande beauté, les illustrations modernes la représentent comme une femme scandinave typique : yeux bleus ou verts et aux cheveux roux ou blonds. On insiste également sur ses courbes voluptueuses, pour symboliser qu’elle est associée à l&#8217;amour libre et aux plaisirs de la chair.</p>
<p style="text-align: center"><img src="http://neufjours-neufnuits.racinespaiennes.org/wp-content/uploads/2008/03/freyja02.gif" /></p>
<p align="center"><small><em>Par <a href="http://www.agnesolson.com/store/norsemyth.htm" target="_blank">Agnes Olson</a></em></small></p>
<p>Contrairement à Frigg, avec qui on la confond souvent, Freyja représente la liberté, la sexualité sans gêne, le plaisir de l&#8217;amour sans engagement. Plusieurs légendes rapportent qu&#8217;elle aurait offert ses faveurs non seulement à plusieurs dieux mais aussi à plusieurs rois et héros. À ces rois et héros, elle leur promettait de veiller sur eux, aussi bien durant leur vie qu&#8217;après leur mort.</p>
<p>Freyja est également associée à la mort et à la guerre. Lors d&#8217;une bataille, elle vient quérir la moitié des héros décédés alors que le reste va à Odin. Ces guerriers morts, elle les emmène dans sa demeure de Sessrumnir à Folksvang. Bien qu’elle ne figure pas à la liste des <a href="http://neufjours-neufnuits.racinespaiennes.org/?p=56">Valkyries</a> que nous donne Snorri Sturluson, il est commun de dire qu’elle est la « première » des Valkyries.</p>
<p>Magicienne et sorcière, elle est la patronne du Seid, un type de chamanisme où elle s’adonne à la divination, aux transes et aux voyages de l’âme. Le Seid est également le penchant nordique de la sorcellerie ou witchcraft traditionnelle. On dit qu&#8217;il était impossible aux hommes de pratiquer le Seid mais Odin est l’exception qui confirme la règle puisque Freyja lui enseigne la pratique sacrée. Souvent jugée comme une sorcière noire et perverse, Freyja incarne la liberté et le pouvoir subtil.</p>
<p>Même si le dieu fourbe Loki lui reproche ses relations incestueuses avec son frère (voir plus haut la mention sur cette coutume chez les Vanir), Freyja est l’épouse d’un dieu mineur nommé Odr, de qui elle a eu deux filles : Hnoss (qui signifie bijou) et Gersimi (qui signifie trésor). Comme son mari est souvent parti, elle parcourt le monde sur son char tiré par des chats et elle pleure des larmes d&#8217;or qui se transforment en ambre lorsqu&#8217;elles tombent dans la mer. Rien n’est connu sur son énigmatique époux outre son nom, il est donc fort à parier qu’il s’agisse d’une hypostase d’Odin.</p>
<p>Sa sensualité et ses habiletés magiques l’associent aux chats. Elle traverse les cieux dans un char tiré par quatre félins et porte des gants faits de leur peau. Tout comme la déesse Frigg, Freyja possède également une cape faite de plumes de faucon, qui lui permet de voyager entre les neuf mondes. Lorsqu’elle traverse les cieux sur son char, ses cheveux laissent tomber des fleurs, elle dépose sur le sol la rosée matinale et traîne derrière elle la lumière du soleil.</p>
<p>Attirée par la beauté et la luxure, son bien le plus précieux est son collier appelé Brisingamen. Ce collier, elle l&#8217;a obtenu de quatre nains qui lui ont demandé ses faveurs, qu&#8217;elle leur a accordées. Il met si bien en valeur la beauté de Freyja qu&#8217;elle le porte nuit et jour. Selon les diverses interprétation, Brisingamen représenterait le firmament étoilé ou encore les éléments.</p>
<p style="text-align: center"><img src="http://neufjours-neufnuits.racinespaiennes.org/wp-content/uploads/2008/03/freyja03.gif" /></p>
<p align="center"><small><em>Par <a href="http://www.yogalifestyle.com/DEGoddessDeckPM.htm" target="_blank">Pamela Matthews</a></em></small></p>
<p><strong>Ses autres noms</strong></p>
<p>Freyja est à l’occasion appelée par ces autres noms, selon le contexte :</p>
<p><img src="http://neufjours-neufnuits.racinespaiennes.org/wp-content/themes/beast-blog-v20/images/li.gif" height="14" width="14" /> Vanadis : Dis des Vanir (« Dis » signifie déesse, esprit féminin)<br />
<img src="http://neufjours-neufnuits.racinespaiennes.org/wp-content/themes/beast-blog-v20/images/li.gif" height="14" width="14" /> Gefn, Gefjun : « celle qui donne », approprié pour une déesse de la fertilité<br />
<img src="http://neufjours-neufnuits.racinespaiennes.org/wp-content/themes/beast-blog-v20/images/li.gif" height="14" width="14" /> <a href="http://neufjours-neufnuits.racinespaiennes.org/?p=114">Gullveig</a> : Ivre d’Or<br />
<img src="http://neufjours-neufnuits.racinespaiennes.org/wp-content/themes/beast-blog-v20/images/li.gif" height="14" width="14" /> Hörn : Maîtresse du Lin<br />
<img src="http://neufjours-neufnuits.racinespaiennes.org/wp-content/themes/beast-blog-v20/images/li.gif" height="14" width="14" /> Mardöll : Mer brillante<br />
<img src="http://neufjours-neufnuits.racinespaiennes.org/wp-content/themes/beast-blog-v20/images/li.gif" height="14" width="14" /> Sýr : « truie », un de ses animaux<br />
<img src="http://neufjours-neufnuits.racinespaiennes.org/wp-content/themes/beast-blog-v20/images/li.gif" height="14" width="14" /> Valfreyja : Dame des Morts</p>
<p><strong>Honorer la déesse</strong></p>
<p><img src="http://neufjours-neufnuits.racinespaiennes.org/wp-content/themes/beast-blog-v20/images/li.gif" height="14" width="14" /> Traditionnellement, on offre à Freyja : de l’ambre et du miel.</p>
<p><img src="http://neufjours-neufnuits.racinespaiennes.org/wp-content/themes/beast-blog-v20/images/li.gif" height="14" width="14" /> De façon plus moderne, on peut offrir à Freyja tout ce qui est doucereux : chocolat, caramel, petits fruits (on cite particulièrement la fraise), la rose, la marguerite (pâquerette), fruits de sureau, etc.</p>
<p><strong>Mythologie comparée</strong></p>
<p>La déesse Freyja est si riche en symboles et mythes, qu’elle peut être comparée à un nombre incalculable de déesses : Aphrodite, Astarté, Bastet, Durga, Cybèle, Ishtar, Isis, Inanna, Ixchel, Morrigan, Sekhmet, Vénus et plusieurs autres.</p>
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		<title>Le bâton et le chant</title>
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		<pubDate>Sat, 15 Mar 2008 18:18:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Freya</dc:creator>
				<category><![CDATA[Seiðr]]></category>

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		<description><![CDATA[Le bâton et le chant
 Usage du seid dans le chamanisme moderne
Par Annette Høst
 Traduction et adaptation par Freyka Kä
Peut-être avez-vous, comme moi, senti le besoin criant de laisser votre pratique chamaniste ou spirituelle s’inspirer de vos racines ancestrales et de ses traditions. Pendant de longues années, je fus enchantée par les légendes concernant la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le bâton et le chant<br />
<em> Usage du seid dans le chamanisme moderne</em></strong><br />
Par <a href="http://www.shamanism.dk/Artikel%20-%20THE%20STAFF%20AND%20THE%20SONG.htm" target="_blank">Annette Høst</a><br />
<em> Traduction et adaptation par Freyka Kä</em></p>
<p><em>Peut-être avez-vous, comme moi, senti le besoin criant de laisser votre pratique chamaniste ou spirituelle s’inspirer de vos racines ancestrales et de ses traditions. Pendant de longues années, je fus enchantée par les légendes concernant la technique chamaniste nordique, appelée seið (NDLT 1).  Cette technique était majoritairement pratiquée par des femmes, nommées völvas, qui se servaient de chants extatiques afin de permettre à leur âme de voyager. Alors que j’explorais le seið et que je l’intégrais dans ma pratique et mes enseignements chamanistes, j’ai découvert que le seið avait tant à révéler. Par le biais de cet article, nous découvrirons ce qu’est le seið, vu par une praticienne chamaniste et nous verrons également ce que la pratique du seið peut offrir et nous enseigner, ici et maintenant. Le plus grand des cadeaux est le trésor des chants extatiques et de la magie de la parole.</em></p>
<p><strong>Seið : les sources écrites</strong></p>
<p>Les plus anciennes sources écrites au sujet du seið se trouvent dans les Eddas et les sagas, et, plus souvent qu’autrement, il n’est pas très clair si les descriptions concernent un mythe, un fait, ou les deux. Des éléments clés de la pratique du seið ne sont jamais mentionnés et les descriptions sont généralement biaisées. J’introduirai brièvement les bases du seið qui sont nécessaires pour une compréhension sommaire (1).</p>
<p>Dans sa période de croissance, il y a environ mille ans, la tradition chamaniste nordique du seið était pratiquée le plus souvent par des femmes, que l’on nommait <em>völvas</em>, <em>épouses-seið</em>, <em>épouses-spá</em> (NDLT 2) ou sages-femmes.</p>
<p style="text-align: center"><img src="http://neufjours-neufnuits.racinespaiennes.org/wp-content/uploads/2008/03/wisewoman.gif" /></p>
<p align="center"><small><em>Par <a href="http://www.lisahuntart.com/" target="_blank">Lisa Hunt</a></em></small></p>
<p>La völva est souvent décrite comme étant une femme dont les années fertiles sont derrière elle et contrairement aux autres femmes, elle n’a ni clan, ni descendance. Le seið puise ses sources dans les cultes de fertilité organisés en l’honneur de la déesse Freyja et l’aspect cérémoniel d’une séance de seið est unique. La völva, équipée de son bâton, accomplit son travail chamanique en prenant place sur un haut siège (ou un siège installé sur une plateforme), nommé <em>seidhiallr</em>. Le bâton est important, mais il n’est jamais spécifié pourquoi. La völva est entourée de gens en cercle, qui chantent les chants de seið, les chants qui appellent les esprits, les chants magiques, mais aucun de ces chants n’a été écrit. Ce sont ces chants extatiques qui altèrent la conscience de la völva, la transportent dans son voyage. Lorsque le chant prend fin et que la völva se trouve toujours entre les mondes, elle se trouve dans un état lui permettant de prophétiser et de répondre aux questions des gens l’entourant, au sujet de leur avenir et de leur destin, interrogeant les esprits des autres mondes afin de recevoir des réponses.</p>
<p>Le seið était surtout utilisé pour des fins divinatoires, mais dans certains récits, la relation intimiste entre la völva et la déesse Freyja et ses pouvoirs fertiles nous fait entrevoir un autre type d’utilisation : l’histoire de Thorbiorg Lllvolva nous raconte que cette dernière fut appelée à accomplir une séance de seið pour un clan victime de famine et de la sécheresse de la terre (NDLT 3). Dans la saga intitulée <em>Landn mabøk</em>, une autre völva hérite du titre « Celle qui remplit le détroit », puisque par sa magie, elle fait en sorte que les harengs reviennent peupler le fjord qu’ils avaient déserté. Le seið est donc clairement utilisé pour assurer la fertilité et pour restaurer l’équilibre entre la nature et les gens.</p>
<p>Dans certains récits, le seið est utilisé comme une magie néfaste, pour rendre quelqu’un malade ou malchanceux. Il faut se souvenir que la littérature est biaisée, ayant été écrite par des érudits chrétiens qui souvent, s’opposaient aux pratiques païennes. Évidemment, les praticiens du seið ont dû faire face au choix éthique et fondamental d’utiliser ou d’abuser de leur pouvoir de chamans, comme tous les chamans de ce monde. Ce que l’on peut lire entre les liens est que : <em>si l’on peut blesser autrui, on peut également guérir autrui</em>. En résumé, le seið peut être utilisé pour accumuler et envoyer de la puissance. (2)</p>
<p><strong>Construire une pratique à partir d’une vieille tradition</strong></p>
<p>Il y a une limite de ce que l’on peut apprendre des livres. Le seið est un puzzle auquel plusieurs morceaux manquent. Toutefois, je demeure déterminée à creuser mon héritage et à apprendre des völvas. Ainsi, j’ai tenté de franchir la barrière du temps, des histoires tordues, des connaissances dissimulées et perdues.</p>
<p>Cela est possible! Lorsqu’on possède déjà une expérience chamaniste personnelle, on peut emprunter les anciens chemins et voir où ils nous mènent. Et plus important encore, on peut se rendre à ces mêmes sources qui ont guidé et abreuvé nos ancêtres : sur leur territoire, les esprits enseignent leur pouvoir et leur sagesse.</p>
<p>Alors j’ai emprunté la voie des völva et j’ai expérimenté avec le seið, depuis quelques années maintenant, et je l’ai enseigné. Des morceaux de puzzle se sont scindés ensemble et le seið se complète de plus en plus, par des gabarits de pratiques qui émergent de nos expériences. (3)</p>
<p>Ce présent article est le premier que je publie au sujet de mon expérimentation avec le seið et je souhaite me concentrer sur l’utilisation magique du chant. Le seið m’a surtout appris que le chant possède la capacité d’ouvrir des portes et transporte un pouvoir qui dépasse mes plus folles attentes.</p>
<p><strong>Le chant</strong></p>
<p>Le chant du seið présenté dans la littérature est immanquablement un chant chamanique et m’a enseigné beaucoup au sujet du chant magique en général. Le chant est une tradition chamanique qui fut pratiquée partout dans le monde et les chants chamaniques se présentent souvent d’eux-mêmes à celui qui veut les apprendre.</p>
<p>Il est dit que le chant du seið était un chant extatique. Pour moi, l’extase est un état d’esprit qui survient lorsque nous laissons tomber notre ego, notre besoin de contrôler et nos conventions et qui permet ainsi au pouvoir de l’univers de couler à travers nous sans obstacles.</p>
<p>Et ceci est la <strong>première caractéristique</strong> du chant chamanique : ce chant est issu non pas de nous, mais d’une source plus grande que nous et le pouvoir de cette source coule en nous sous la forme d’un chant. En d’autres mots, le chant est chanté lorsqu’on se trouve dans un état altéré de conscience, ou en transe. Et lorsque nous chantons dans cet état, nous avons la possibilité d’expérimenter une foule de changements extraordinaires : le timbre de notre voix, notre respiration et notre endurance se transforment. Le chant nous chante.</p>
<p>La <strong>seconde caractéristique</strong> du chant chamanique est que ce chant possède un but spécifique. Nous chantons afin d’ouvrir les portes de l’autre monde. Nous chantons pour appeler nos esprits-guides et pour renforcir les liens invisibles qui nous unissent à eux. Nous chantons pour honorer un arbre et son pouvoir. Nous chantons auprès d’un monticule funéraire afin de discourir avec nos ancêtres. Nous chantons pour chasser la douleur et la maladie. Nous chantons pour remercier la nature de nous offrir ses cadeaux.</p>
<p>La <strong>troisième caractéristique</strong> du chant chamanique est que ce chant n’est ni composé, ni construit d’avance. Le chant chamanique est trouvé, entendu, reçu, lorsque l’inspiration nous envahit. Il vient de lui-même et se dévoile à nous. Et lorsque nous en sommes pleins, il jaillit hors de nous. Le chant nous rend visite. Parfois, il demeure avec nous pour un long moment et à d’autre moment, il nous quitte rapidement. Il contient parfois des mots et d’autres fois, il ne contient que des sons. (4)</p>
<p>Un des vers du poème finnois le « Kalevala » exprime avec beauté la source du pouvoir du chant magique :</p>
<p align="center"><em>Le Froid m&#8217;a offert des versets<br />
La Pluie m&#8217;a souvent envoyé des chansons,<br />
D&#8217;autres ballades, le Vent m&#8217;a apportées<br />
Les Vagues les ont transportées jusqu&#8217;à la rive,<br />
Les Oiseaux façonnent les mots en des intonations<br />
Des Arbres couronnés, des paroles se font entendre.</em></p>
<p><strong>L’art du galdr</strong></p>
<p>Le chant est central au seið, mais le chant magique possède sa propre tradition indépendante nommée <em>galdr</em>. Dans certaines sources, le seið est même appelé galdr. L’art du galdr est l’art des sorts chantés et des incantations, utilisés de plusieurs manières, toutes plus efficaces les unes que les autres. Un galdr est dirigé vers un but ou vers quelqu’un et peut posséder tous les caractéristiques et propriétés qu’ont en général les chants chamaniques. Certains galdrar (NDLT 4) naissent selon l’inspiration et les besoins d’un moment et d’autres sont transmis depuis des siècles.</p>
<p>L’Edda en prose nous raconte que le dieu Thor reçoit une pierre en plein visage et qu’elle demeure prise dans son front. Le dieu rend visite à völva Groa et lui demande son aide et elle chante un galdr. Lorsque Thor sentit que la pierre commençait à se libérer, il tient à remercier la völva pour sa guérison et lui assure que son époux, disparu depuis longtemps, lui reviendra. Cette nouvelle rendit Groa si heureuse qu’elle ne put chanter à nouveau et la pierre prise dans le front de Thor cessa de se libérer. Ce mythe est exemple parfait de l’utilisation du galdr comme technique de guérison pour extraire un corps étranger ou encore pour <em>chanter</em> une maladie hors du corps. Ce mythe illustre également que l’utilisation du galdr est possible uniquement alors que l’on se trouve dans un certain état esprit conscient.</p>
<p>Dans « La complainte d’Oddun », le galdr est utilisé par une sage-femme. La mère ne peut mettre au monde son enfant tant qu’Oddrun, la sage-femme ne chante pas un puissant et cuisant galdr.</p>
<p>Pour entendre un galdr, écoutez les vents hurlants d’une tempête ou les trilles enchantées du rossignol. Et c’est à ce moment que vous prenez conscience de tout le pouvoir du galdr et que vous savez où trouvez ceux qui vous enseigneront son art.</p>
<p><strong>Ce que nous chantons aujourd’hui</strong></p>
<p>Aucun chant chamanique ou galdr (5) n’a survécu jusqu’à aujourd’hui, mais assez d’informations nous sont parvenues pour que l’on sache quel genre de chant est recherché pour cette pratique. Et notre nouvelle pratique du chant chamanique demeure assez similaire à l’ancienne. La völva s’installe sur un « dôme » créé par le chant, qui la transporte vers d’autres mondes.</p>
<p>Cependant, j’ai découvert qu’un bon chant chamanique n’a pas comme seule mission et seul but de transporter une völva, il doit également transformer ceux qui le chantent. Le chant chamanique apporte la guérison et une nouvelle voix, particulièrement pour ceux qui gardent un terrible souvenir d’enfance de s’être fait trop souvent dire d’arrêter de chanter. Laissez le pouvoir du chant chamanique couler en vous et à travers vous. J’ai entendu de la bouche des gens qui disent ne pas savoir chanter, les chants plus divins, des sons imitant à perfection le chant des oiseaux ou le grognement de féroces mammifères.</p>
<p>Certaines personnes sensibles à la force d’un pouvoir quelconque peuvent craindre l’effet physique que peut avoir un chant chamanique lorsqu’il débute. Mais, j’ai vu, à plusieurs reprises, que même les plus puissants chants chamaniques ne peuvent être « dangereux » que lorsqu’ils sont chantés sans intention ou direction. Dès qu’un chant est chanté avec intention et concentration, toute désorientation disparaît et le chant devient énergisant et <em>enracinant</em> (NDLT 5). Je m’élève lorsque je chante, mais c’est l’odeur de la terre qui se déverse de ma bouche.</p>
<p><strong>L’art du seið</strong></p>
<p>Afin de laisser le seið révéler ses secrets et ses pouvoirs inhérents et pour éviter de prévoir d’avance une expérience et surtout un résultat, nous avons examiné son origine. Cependant, deux conditions majeures sont indispensables à la pratique de l’art du seið :<br />
<strong>1.</strong> nous devons utiliser les bases mentionnées dans la littérature, c&#8217;est-à-dire : le chant, le haut siège, le bâton et le cercle de chanteurs. Cette forme unique et cérémonielle d’une séance de seið influence grandement la qualité et la circulation du pouvoir. En effet, cette technique semble faciliter l’incarnation des esprits-guides;<br />
<strong>2.</strong> puisque le seið est clairement une pratique chamanique, nous insistons sur le fait qu’il doit être pratique dans un contexte chamanique. La völva et les chanteurs ont chacun une mission qui leur est propre.</p>
<p><em>Le chant</em></p>
<p>La völva doit pouvoir faire confiance aux chanteurs de lui fournir un chant efficace qui pourra la transporter dans un état de conscience chamanique et lui permettre ainsi de prendre contact avec les esprits-guides. De nos jours, lorsque nous entamons un rituel seið, la völva n’est plus celle des vieilles légendes, mais bien une femme appartenant à notre réalité moderne. Les völvas modernes prennent place sur le haut siège et se transforment littéralement devant nos yeux : elles se tiennent aussi droites qu’une montagne et nous montrent le visage d’une Norne, déesse de la destiné. Cet effet visuel est souvent le résultat même de l’expérience que vit la völva. Alors que le chant gagne en intensité, la völva fusionne avec la source à laquelle elle s’abreuve pour répondre aux requêtes, la völva devient son propre esprit-guide. Lorsque le chant s’éteint, elle nous parle d’une voix lointaine, ou avec la voix d’une vieille sorcière insolente (6).</p>
<p style="text-align: center"><img src="http://neufjours-neufnuits.racinespaiennes.org/wp-content/uploads/2008/03/volva.gif" /></p>
<p align="center"><small><em>Artiste inconnu</em></small></p>
<p><em>Le bâton</em></p>
<p>Le bâton fait partie intégrante du noyau du seið, tel qu’attesté par l’un des titres donnés à la völva : « celle qui tient le bâton ». Mais on ne nous dit jamais à quoi sert spécifiquement ce bâton magique. Dans l’histoire de Thorbiorg Lllvolva, on apprend que son bâton est décoré de pierres et métaux. Mais qu’en est-il de l’intérieur du bâton? À quoi sert-il?</p>
<p>Les gens que je connais qui ont se choisis ou fabriqués un bâton, l’ont fait avec des connaissances modestes et ont surtout suivi lui intuition et les instructions suggérées par leurs esprits-guides. Il est particulier de noter que les bâtons ont à peu près tous la même longueur.</p>
<p>Ces gens, équipés de leur bâton, empruntent les chemins qui les mènent vers un magnifique voyage. Que nous racontent-ils à leur retour? Que leur bâton leur a servit d’antenne, de paratonnerre, qu’il est devenu chaud dans leur main, qu’il a prit vie, s’est mis à vibrer, qu’il bougeait comme un serpent, qu’il les aidait à demeurer concentrer et à garder la bonne direction, et qu’il les enracinait (NDLT 5). C’est l’arbre de vie, liant le monde inférieur au monde supérieur, permettant au pouvoir de circuler librement (7).</p>
<p><strong>Les origines spirituelles du seið</strong></p>
<p>Freyr et Freyja, divinités de la fertilité, sont membres d’un clan de déités et d’esprits que l’on nomme les Vanir. Le culte des Vanir, centré principale autour de la terre, était un culte paisible et fertile et incluait la sexualité sacrée et la magie. Ce culte se rapproche bien plus de l’animisme et de la non-dualité (8) que le culte des Aesir, autre clan divin auquel appartiennent Odin, Thor et Balder. Aux dieux et déesses de la fertilité du clan des Vanir, on associe immanquablement la vaste et omniprésente population d’esprit de la nature, les pouvoirs de l’abondance et les forces élémentales.</p>
<p>Nos ancêtres étaient constamment conscients de la présence de ces êtres et forces, puisqu’ils leur <em>parlaient</em> tous les jours pour leur demander leur aide et assistance, afin de s’assurer que la terre, les esprits et les hommes prospéreraient. (9)</p>
<p>Ce lien avec les esprits est la fondation spirituelle du seið et il est évident que la völva développe et entretien une relation intime avec la nature et ses esprits : c’est la source de son pouvoir. Ainsi, la völva symbolise la vision du monde qu’avait cette ancienne croyance, centrée sur la fertilité et la terre, et cela se voit dans sa pratique du seið.</p>
<p>Les sagas peignent souvent un conflit existant entre une völva âgée et un jeune homme, qui représente la nouvelle et militante culture viking. Les sources écrites attestent que les hommes de l’âge viking, avant même l’arrivée du christianisme, rencontraient de plus en plus de difficultés avec le système de valeurs personnifié par les völva. Parce que les femmes étaient les gardiennes du culte ancestral et cela leur donnait plus de pouvoir et de liberté, et cela enrageait et provoquait la nouvelle génération de guerrier.</p>
<p>Il est parfois tentant d’interpréter ce conflit comme une opposition « homme » contre « femme », mais cette interprétation est diminutive. Le choix de demeurer en harmonie avec la nature ou plutôt de la conquérir et la dominer est au cœur de ce conflit. C’était un choix vital à cette époque et c’est toujours un choix vital de nos jours, et cela transparaît dans notre pratique chamanique.</p>
<p><strong>Le seið aujourd’hui?</strong></p>
<p>Lorsqu’un praticien moderne du chamanisme ou d’une spiritualité centrée autour du culte de la terre approche le seið, il se pose ces questions :</p>
<ul>
<li>est-ce que le seið antique peut être séparé de l’endroit et l’époque où il est né?;</li>
</ul>
<ul>
<li> comment peut-on intégrer aujourd’hui une pratique authentique du seið, sans la dénaturer?</li>
</ul>
<p>La clé à toutes ces questions est de se laisser inspirer par le contenu du seið, plutôt que de tenter d’imiter les détails cérémoniels.</p>
<p>Ce questionnement est lié intimement à un second : devons-nous avoir une grande connaissance du seið afin de prendre part à un rituel, de manière sécuritaire et respectueuse?</p>
<p>Plusieurs éléments importants au sujet du seið ne sont pas abordés dans le présent article. Je suis d’avis qu’il est préférable de lire un nombre de références sur le seið, d’être familier avec ses origines spirituelles et d’avoir une base d’expérience solide en pratique chamanique, avant de sauter à pied joints dans les eaux profondes de la pratique du seið. Mais l’essentiel de la tradition du seið est un héritage accessible à tous, tant que nous nous sentions inspirés par sa forme.</p>
<p>Le cœur du seið nous apprend que le chant chamanique est doté d’un potentiel de guérison extraordinaire, qui peut être utilisé de manière quotidienne dans notre pratique spirituelle. Par exemple, on peut utiliser le chant pour effectuer un voyage chamanique (pour soi ou quelqu’un d’autre) ou on rassembler un groupe de personnes et les baigner dans un chant guérisseur.</p>
<p>La tradition du seið nous enseigne aussi, comme le font d’autres traditions chamaniques ancestrales d’ailleurs dans le monde, l’importance de vivre en harmonie avec la nature et les esprits qui y résident – la source du pouvoir.</p>
<p>En conclusion, l’histoire de la völva met en évidence la tradition chamanique féminine, apportant encore plus de profondeur à nos connaissances de la pratique chamanique du Nord de l’Europe. Lire et écouter son histoire et s’en inspirer nous aide à construire notre identité shamanique native et nous aide à renforcir notre sentiment d’appartenance à une tradition spirituelle.</p>
<p style="text-align: center"><img src="http://neufjours-neufnuits.racinespaiennes.org/wp-content/uploads/2008/03/volva02.gif" /></p>
<p align="center"><small><em>Par <a href="http://www.tjatsi.fo/?side=89393f6f3e13c3a9f935daa0cadb4d77" target="_blank">A.E. Petersen</a></em></small></p>
<p><em>Nous nous tenons encore plus  droit, les deux pieds plantés fermement dans le sol, le chant coulant en nous, s’exprimant par une voix que nous n’avions pas jusqu’à maintenant. Le chant nous transforme, nous touche, nous guérit et change le monde autour de nous – comme il l’a toujours fait.</em></p>
<p><strong>Notes:</strong></p>
<p>1. Voir aussi la description détaillée de Brian Bates, parue dans l’édition n° 15 du magazine Sacred Hoop, [NDLT : et dont la <a href="http://neufjours-neufnuits.racinespaiennes.org/?p=57">traduction est publiée</a> sur Neuf Jours &amp; Neuf Nuits].</p>
<p>2. Littérature universitaire au sujet du seið et ses origines :<br />
H.R. Ellis Davidsson, <u>Myths and Symbols in Pagan Europe</u><br />
[…], <u>Gods and Myths of Northern Europe</u><br />
Mircea Eliade, Shamanism &#8211; <u>Archaic Techniques of Ecstasy</u></p>
<p>3. Je connais deux autres groupes qui expérimentent avec le seið depuis quelques années et dont l’angle de pratique diffère un peu du mien : le réseau chamanique « Yggdrasil » de Suède, à qui je dois ma première introduction sur le seið [NDLT : ce réseau n'existe plus mais un second a été créé : <a href="http://www.multiart.nu/ratatosk/aboutratat.html" target="_blank">Ratatosk</a>], et le groupe <a href="http://hrafnar.org/" target="_blank">Hrafnar</a>, avec Diana L. Paxson, qui est localisé en Californie. Ces deux groupes ont tous deux publiés des articles au sujet de leur pratique et expérience.</p>
<p>4. Voir aussi l’article « <a href="http://http://sacredhoop.org/Issues-pdf/Issue-15.pdf" target="_blank">Sacred Plant Song</a> » de Stephen H. Buhner publié dans l’édition n° 15 du magazine <em><a href="http://sacredhoop.org/" target="_blank">Sacred Hoop</a></em>.</p>
<p>5. Toutefois, un nombre d’exemplaires de galdrar et de sorts ont été écrits, attestant l’utilisation populaire du pouvoir du verbe, qui a survécu au sein de la tradition magique du nord de l’Europe,  bien après que la tradition sacrée des chants ait dégénérée.</p>
<p>6. Les dires prophétiques de la völva sont-ils véridiques ou non? C’est une question qui nécessite plus de temps que ce simple article pour y répondre avec justesse. Cependant, on peut y voir de nombreux liens avec la tradition divinatoire celte. Voir les éditions n° 15 et n° 16 de Sacred Hoop (auteur Matthews) et H.R. Ellis-Davidson dans <u>Myths and symbols in Pagan Europe</u>.</p>
<p>7. Voir aussi l’article « The World Tree » de Karen Kelly publié dans l’édition n° 12 du magazine <em>Sacred Hoop</em>.</p>
<p>8. Voir aussi l’article au sujet de l’animisme de Jonathan Horwitz publié dans l’édition n° 9 du magazine <em>Sacred Hoop</em>.</p>
<p>9. Ainsi, il y a plusieurs noms spécifiques pour les esprits de la nature, autant sur ma terre que la vôtre. Voir l’article « <a href="http://sacredhoop.org/Issues-pdf/Issue-15.pdf" target="_blank">Lore of the Gentry</a> » publié dans l’édition n° 15 du magazine <em>Sacred Hoop</em>.</p>
<p><strong>Note de la traduction :</strong></p>
<p>NDLT 1 : seið se prononce comme le verbe anglais « to say », en ajoutant la sonorité « th » à la fin : sayth.</p>
<p>NDLT 2 : spá ou spae est une technique apparentée au seið et qui concerne généralement exclusivement la prophétisation.</p>
<p>NDLT 3 : <a href="http://neufjours-neufnuits.racinespaiennes.org/?p=57">voir cet article</a>.</p>
<p>NDLT 4 : galdrar est le pluriel de galdr.</p>
<p>NDLT 5 : enracinant, enraciner, traduction libre de « grounding ».</p>
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		<title>Nine Worlds of Seid-Magic, par Jenny Blain</title>
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		<pubDate>Mon, 10 Mar 2008 22:15:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Freya</dc:creator>
				<category><![CDATA[Bóks]]></category>

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		<description><![CDATA[
L’auteure : heathen de foi et anthropologue et écrivaine de profession, Jenny Blain s&#8217;intéresse surtout au chamanisme et plus particulièrement au seid. Nombres de ses articles ont été publiés dans divers journaux universitaires. Elle est également impliquée dans la protection de sites sacrés, tels que Stonehenge. Son site : Jenny&#8217;s Heathen Hearth (un peu fouilli, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center"><img src="http://neufjours-neufnuits.racinespaiennes.org/wp-content/uploads/2008/03/jennyblain.gif" /></p>
<p><strong>L’auteure :</strong> <a href="http://neufjours-neufnuits.racinespaiennes.org/?p=18"><em>heathen</em></a><em> </em>de foi et anthropologue et écrivaine de profession, Jenny Blain s&#8217;intéresse surtout au chamanisme et plus particulièrement au seid. Nombres de ses articles ont été publiés dans divers journaux universitaires. Elle est également impliquée dans la protection de sites sacrés, tels que Stonehenge. Son site : <a href="http://home.freeuk.net/jenny.blain/" target="_blank">Jenny&#8217;s Heathen Hearth </a>(un peu fouilli, mais fort intéressant lorsqu&#8217;on prend le temps de naviguer les liens en entier).</p>
<p><strong>Le livre :</strong> résultat d&#8217;une recherche universitaire sur la renaissance du seid dans une ère moderne et comme ceux qui le pratiquent l&#8217;intègrent dans leur vie. Étudiant les contextes ethnographiques, sociaux et religieux, l&#8217;auteure examine la pratique du seid ainsi que l&#8217;interraction des practiciens avec le monde des esprits.</p>
<p><strong>Mon opinion :</strong> ce livre est véritable mine d&#8217;or, autant pour ceux qui s&#8217;intéressent au seid d&#8217;un point de vue <em>intellectuel</em> que ceux qui s&#8217;y intéresse d&#8217;un point de vue pratique. On y retrouve plusieurs témoignages de praticiens de seid, dont la pratique différe souvent beaucoup. Par la narration de leur expérience, de <em>comment on fait du seid </em>à <em>qu&#8217;est-ce qu&#8217;on voit quand on entre en transe</em>, l&#8217;auteure et les praticiens dressent un excellent portrait de ce que le seid fut et de ce qu&#8217;il est désormais. Pour mieux connaître la scène <em>seid, </em>autant aux États-Unis qu&#8217;en Scandinavie, c&#8217;est la référence.</p>
<p><strong>Bémols :</strong> pour ceux qui s&#8217;attendraient à un manuel exhaustif de <em>comment fait-on du seid</em>, ne lisez pas ce livre en espérant y trouver réponses à vos questions. Si par les témoigagnes on peut rescencer bon nombre d&#8217;informations riches, le but de ce livre n&#8217;est pas du tout de montrer à qui que ce soit, <em>comment faire du seid</em>. Autre bémol : j&#8217;ai parfois trouvé que l&#8217;auteure perdait le fil de ses idées, partait dans une direction pour ensuite revenir quelques dizaines de pages plus loin, à ce qu&#8217;elle écrivait précédemment. Aussi, certains passages sont peut-être <em>trop</em> universitaires.</p>
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		<title>Idunna, la Jouvence</title>
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		<pubDate>Tue, 04 Mar 2008 02:53:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Freya</dc:creator>
				<category><![CDATA[Mythologie germanique]]></category>

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		<description><![CDATA[Idunna (Jouvence) est l’épouse de Bragi, dieu poète et fils (hypostase) d’Odin. On ne connaît grand chose sur elle, sauf qu’elle est la gardienne des pommes, qui permettent aux dieux et déesses de jouir de la jeunesse éternelle. Elle garde ses pommes dans un panier et offre quotidiennement une bouchée aux dieux et déesses. Elle [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Idunna (Jouvence) est l’épouse de Bragi, dieu poète et fils (hypostase) d’Odin. On ne connaît grand chose sur elle, sauf qu’elle est la gardienne des pommes, qui permettent aux dieux et déesses de jouir de la jeunesse éternelle. Elle garde ses pommes dans un panier et offre quotidiennement une bouchée aux dieux et déesses. Elle donc déesse de la jeunesse, de la santé et de la vitalité.</p>
<p style="text-align: center"><img src="http://neufjours-neufnuits.racinespaiennes.org/wp-content/uploads/2008/03/idunna.gif" /></p>
<p align="center"><small><em>Par <a href="http://www.agnesolson.com/store/norsemyth.htm" target="_blank">Agnes Olson</a></em></small></p>
<p>Le géant Tjassi (Thiazi) est épris d’Idunna et surtout de ses pommes tant désirées. Parce que le fourbe Loki l’a trompé, le géant lui fait promettre de lui amener la déesse et ses pommes. Loki élabore donc un plan qui lui permettra de divertir Idunna hors de sa demeure. Il attend que Bragi quitte Asgard pour « affaires » et rend visite à Idunna, en lui disant qu’il a aperçu non loin des pommes qui ressemblent en tout point à celles qu’elle distribue. Curieuse, Idunna rassemble quelques pommes dans son panier et suit Loki vers le pommier inconnu. Dissimulé dans la forêt sous la forme d’un aigle, Tjassi les attend. Dès qu’il aperçoit Idunna, il la saisit entre ses crocs et l’emmène à Thrymheim, son domaine loin au nord.</p>
<p>Prisonnière du géant, Idunna est triste, morose et seule. Malgré tout, elle refuse de lui offrir ses pommes. Elle patiente et espère qu’on viendra la libérer.</p>
<p>Les dieux ne s’inquiètent pas immédiatement de l’absence d’Idunna, convaincus qu’elle a suivi son époux. Ils profitent pendant un moment des bienfaits de leur ration quotidienne de pomme. Lorsque les effets se dissipent peu à peu, ils sont confrontés à la vieillesse et à la décrépitude.</p>
<p>Parce que Loki est toujours impliqué lorsque quelque chose ne tourne pas rond, les dieux le questionnent enfin et ce dernier finit par avouer qu’il a livré la déesse et ses pommes aux géants. Les dieux le somment d’aller la quérir et de la ramener à Asgard. Il emprunte la cape de faucon de Freyja, vole jusqu’à Thrymheim. Coup de chance, Tjassi est parti pêcher. Loki s’empresse de transformer Idunna et ses pommes en petites graines (parfois en petites noix ou en une hirondelle) afin de pouvoir les prendre dans le creux de ses griffes et s’enfuit.</p>
<p>Tjassi revient de la pêche peu après le départ précipité de Loki et Idunna et lorsqu’il s’aperçoit de l’absence de cette dernière, il se transforme en aigle et part à leur poursuite. À Asgard, les dieux attendent le retour de Loki et Idunna avec impatience et lorsqu’ils aperçoivent les deux oiseaux dans le ciel, ils allument un énorme feu qui brûle les ailes de Tjassi, sauvant ainsi Idunna, ses pommes et leur immortalité.</p>
<p>Un autre mythe raconte qu’Idunna était assise tranquillement sur l’une des branches d’Yggdrasil, l’Arbre Monde. Elle se sentie faible et perdit l’équilibre, tombant ainsi dans les profondeurs de Nifelheim (un des neuf mondes au sein de l’Arbre, situé dans les profondeurs de la terre – un monde glacial). Lorsqu’il s’aperçoit de sa disparation, Bragi demande l’aide d’Odin et de Heimdall pour retrouver son épouse. Odin offre à son fils une peau de loup blanc, afin qu’il puisse recouvrir Idunna et éviter qu’elle n’ait froid. Ils la retrouvent à Nifelheim et si elle les laisse la recouvrir de la peau, elle refuse de bouger et parler. Bragi annonce qu’il restera avec elle jusqu’à ce qu’elle soit prêtre à rentrer à Asgard.</p>
<p align="center">&nbsp;</p>
<p align="center"><img src="http://neufjours-neufnuits.racinespaiennes.org/wp-content/uploads/2008/03/idunna02.gif" /><br />
<small><em>Par J. Penrose, 1890</em></small></p>
<p><strong><img src="http://neufjours-neufnuits.racinespaiennes.org/wp-content/themes/beast-blog-v20/images/li.gif" height="14" width="14" /> Honorer la déesse</strong></p>
<p>Parce qu&#8217;elle guérit la vieillesse et la mort et assure la jeunesse et la vitalité, on honore Idunna à l&#8217;équinoxe du printemps pour fêter son retour. On l&#8217;honore également lors de l&#8217;équinoxe d&#8217;automne, lorsque la vitalité laisse sa place à l&#8217;inertie. On peut lui offrir graines, semences et noix au printemps (pour « planter » quelque chose) et des pommes bien juteuses à l&#8217;automne, dans l&#8217;espoir qu&#8217;elle reviendra et que nos projets prospéreront.</p>
<p><img src="http://neufjours-neufnuits.racinespaiennes.org/wp-content/uploads/2007/08/space.gif" alt="space.gif" /></p>
<p><img src="http://neufjours-neufnuits.racinespaiennes.org/wp-content/themes/beast-blog-v20/images/li.gif" height="14" width="14" /> <strong>Mythologie comparée</strong></p>
<p>On peut comparer Idunna à la grecque Perséphone et la romaine Proserpine : comme Idunna, le symbole de Perséphone est la (pomme) grenade, elle symbolise la jeunesse, elle fut kidnappée et elle est associée au printemps et à l&#8217;automne.</p>
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		<title>Les Runes</title>
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		<pubDate>Fri, 15 Feb 2008 01:06:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Freya</dc:creator>
				<category><![CDATA[Bóks]]></category>

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		<description><![CDATA[
L&#8217;auteur :Bruno Lievin
Le livre : le contenu est divisé en deux parties : utilisation divinatoire et utilisation magique. La première partie est plutôt traditionnelle : l&#8217;auteur émet regard sur la signification divinatoire de chaque rune. La seconde partie est complète : environ une page consacrée à chaque rune et sa magie, méditation sur les runes, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center"><img src="http://neufjours-neufnuits.racinespaiennes.org/wp-content/uploads/2008/02/lievin.gif" alt="lievin.gif" height="128" width="84" /></p>
<p><strong>L&#8217;auteur :</strong>Bruno Lievin</p>
<p><strong>Le livre :</strong> le contenu est divisé en deux parties : utilisation divinatoire et utilisation magique. La première partie est plutôt traditionnelle : l&#8217;auteur émet regard sur la signification divinatoire de chaque rune. La seconde partie est complète : environ une page consacrée à chaque rune et sa magie, méditation sur les runes, quelques rituels de proposés, plusieurs exemples de <em>bindrunes</em>, associations diverses (couleurs, plantes, astres, etc.) etc.</p>
<p><strong>Mon opinion / Bémols</strong> : ce livre est intéressant parce qu&#8217;il s&#8217;adresse autant aux néophytes qu&#8217;à ceux qui sont un peu plus expérimentés. La partie sur la magie des runes est un bon outil pour s&#8217;inspirer. Ce livre s&#8217;adresse sans doute plus aux néo-païens éclectiques qu&#8217;aux Asatruars <em>puristes</em>.</p>
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		<title>Rana Niejta</title>
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		<pubDate>Thu, 31 Jan 2008 23:22:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Freya</dc:creator>
				<category><![CDATA[Mythologie sámi]]></category>

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		<description><![CDATA[Rana Niejta, Rana Nieda
Rana Niejta (Fille de la Terre), est la déesse du printemps et de la fertilité. Pour les Sámis de Suède, elle est la fille du dieu suprême Radien-attje et de son épouse Radien-akka.
Rana Neitja apporte la verdure au pied des montagnes, afin que les rennes affamés puissent se nourrir. Au début du [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Rana Niejta, Rana Nieda</strong></p>
<p>Rana Niejta (Fille de la Terre), est la déesse du printemps et de la fertilité. Pour les Sámis de Suède, elle est la fille du dieu suprême Radien-attje et de son épouse Radien-akka.</p>
<p>Rana Neitja apporte la verdure au pied des montagnes, afin que les rennes affamés puissent se nourrir. Au début du printemps, certains chamans font tourner une roue de tissage enduite de sang en direction de son autel en guise d’offrande.</p>
<p>Certains associent Rana Niejta à la nordique Freyja.</p>
<p>Rana Niejta est parfois associée à Sala Niejta (Fille du Soleil) et à Saivo Niejta (Fille du Monde Souterrain), mais il s’agit de trois déesses différentes, du moins de trois fonctions différentes.</p>
<p><em>Source : <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Rana_Niejta" target="_blank">Wikipédia</a></em></p>
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		<title>Beivve</title>
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		<pubDate>Thu, 31 Jan 2008 23:20:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Freya</dc:creator>
				<category><![CDATA[Mythologie sámi]]></category>

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		<description><![CDATA[Beivve, Beiwe
Beivve est le nom du soleil et de la déité solaire, le plus souvent incarnée par une déité féminine. Elle est aussi associée au printemps, à la fertilité des plantes et animaux (particulièrement les rennes) et à l’équilibre mental.
Beivve voyage la plupart du temps accompagnée de sa fille Beivve-Neita ou Sala-Neita (Fille du Soleil), [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Beivve, Beiwe</strong></p>
<p>Beivve est le nom du soleil et de la déité solaire, le plus souvent incarnée par une déité féminine. Elle est aussi associée au printemps, à la fertilité des plantes et animaux (particulièrement les rennes) et à l’équilibre mental.</p>
<p>Beivve voyage la plupart du temps accompagnée de sa fille Beivve-Neita ou Sala-Neita (Fille du Soleil), dans une sorte d’enceinte construite avec les bois de rennes. Lorsque l’hiver tire à sa fin, elle apporte sur terre les plantes, qui permettent aux rennes de se nourrir, permettant ainsi aux hommes de se nourrir de leur chair.</p>
<p style="text-align: center"><img src="http://neufjours-neufnuits.racinespaiennes.org/wp-content/uploads/2008/01/beivve.gif" /><br />
<small><em>Par <a href="http://www.tjatsi.fo/?side=89393f6f3e13c3a9f935daa0cadb4d77">A.E. Petersen</a></em></small></p>
<p>Au solstice d’hiver, on lui sacrifiait une blanche femelle, pour s’assurer qu’elle reviendrait. Sa chair était filée sur des bâtons de bois, que l’on courbait en anneaux puisque l’on attachait avec des rubans. Lorsque la lumière revenait suite à l’hiver, les Sámi enduisaient le devant de leur porte de beurre afin que la déesse puisse se nourrir, par ses puissants rayons de soleil. Au solstice d’été, on confectionnait des « anneaux solaires » (des branches d’arbres torsadées en anneaux) que l’on accrochait aux portes et on se nourrissait de « porridge du soleil » (du beurre).</p>
<p>À son retour sur terre, on lui adressait des prières afin qu’elle veille sur les gens que la noirceur et l’interminable hiver avait rendu fous.</p>
<p>Source : <a href="http://www.tjatsi.fo/?side=491b24523f05ea96689d93e856f99618" target="_blank">Tjatsi.fo</a> et <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Beiwe" target="_blank">Wikipédia</a></p>
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